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Quotes from Philippe Besson

Pour moi, quand enfin je prendrai la mesure de la rupture, il s'agira d'un déchirement, d'une souffrance très pure. J'ai toujours pensé que c'était moi qui souffrirais le plus. J'ai même considéré que je serais le seul à souffrir.
~ Philippe Besson
Il a compris, bien sûr. Il sait à quoi il doit mon intérêt pour lui. Mais pourquoi cela suffit-il à le faire rester ? D'autant qu'il l'a dit lui-même : on le renvoie fréquemment à cette parenté, il pourrait en être lassé. Il n'exprime pas de lassitude. Persiste dans le sourire. Et fournit lui-même l'explication à son acceptation de mon invitation. Il dit : vous avez dû l'aimer beaucoup, pour me regarder comme ça.
~ Philippe Besson
And when you've been hurt once, you're afraid to try again later, in dread of enduring the same pain. You avoid getting hurt in an attempt to avoid suffering: for years, this principle will serve as my holy sacrament. So many lost years.)
~ Philippe Besson
Porque tu um dia hás de partir e nós vamos ficar.
~ Philippe Besson
J'ajoute : c'est à ce moment-là qu'on s'est perdus de vue, lui et moi. J'articule ces derniers mots sans y mettre le moindre affect, comme si la vie, c'était ça, simplement ça, se fréquenter et se perdre de vue et continuer à vivre, comme s'il n'y avait pas des déchirements, des séparations qui laissent exsangues, des ruptures dont on peine à se remettre, des regrets qui vous poursuivent longtemps après.
~ Philippe Besson
Je dis : et ton père, tu crois qu'il est le genre à appeler ? Il me dévisage à nouveau longuement. Je suis à nouveau pétrifié par sa ressemblance. Il dit : ça, c'est vous qui savez. Je suis sûr que vous le connaissez beaucoup mieux que moi.
~ Philippe Besson
Cette chambre est un navire. Un marie à bord duquel nous naviguons, sur des mers calmes ou déchainées, à la recherche de rivages paisibles ou accidentés. Il y a des soleils impressionnants et puis des cours de sirocco. Il y a des étendues d'eau à perte de vue et puis, brusquement, la côté. Il y a ce roulis incessant, qui nous berce ou nous secoue, qui nous accompagne toujours. Nous sommes des marins égarés, à bord d'un bateau ivre.
~ Philippe Besson
Au moment de nous quitter, nous choisissions de ne pas dire un mot, d'être dans le silence. Il y a une étreinte, un regard. Il n'y a pas de baiser, pas d'au revoir. Il y a juste ton corps en partance et le mien qui reste. Il y a les battements de ton coeur qui s'accélèrent et les miens qui ralentissent. Il y a l'effroi. Il y a le temps derrière nous, et le temps devant nous. Il y a la tendresse qui se brise.
~ Philippe Besson
Il a, sur le bord des lèvres, toutes les rancunes de l'enfance.
~ Philippe Besson
On sent que cela monte, que l'explosion de colère est proche. Il dit qu'il n'admet pas l'emploi du « on ». Quoi ? « On » va guérir ? Qui ? Elle ? Elle est malade ? C'est quoi ce besoin biscornu de s'approprier un mal qui n'est pas le sien, dont elle ne sait rien ou presque, dont elle ne mourra pas ?
~ Philippe Besson
Je me souviens d'instants d'une grâce indépassable dans une solitude insondable.
~ Philippe Besson
Pour finir, il dit qu'il m'aime et je le crois. Il parle d'une voix épuisée, presque résignée, comme pour un baroud d'honneur. Je l'écoute. Je lui souris faiblement. Je ne lui réponds rien. Je sais qu'il va partir, alors que, lui, l'ignore encore.
~ Philippe Besson
Ai-je jamais été aussi proche de lui qu'aujourd'hui ? J'ai beau connaître notre intimité, qui date du premier jour, qui ne s'est jamais démentie, qui donne tout son sens au mot fraternité, il me semble que notre proximité n'a jamais été aussi grande que dans ces instants qui sentent la fin.
~ Philippe Besson
Au fond, je n'écris que pour retrouver la belle sensation du soleil luisant entre les omoplates d'un garçon étendu, ventre et visage contre le sable, dans août qui s'en va.
~ Philippe Besson
Cette chambre est un navire. Un navire à bord duquel nous naviguons, sur des mers calmes ou déchainées, à la recherche de rivages paisibles ou accidentés. Il y a des soleils impressionnants et puis des cours de sirocco. Il y a des étendues d'eau à perte de vue et puis, brusquement, la côté. Il y a ce roulis incessant, qui nous berce ou nous secoue, qui nous accompagne toujours. Nous sommes des marins égarés, à bord d'un bateau ivre.
~ Philippe Besson
Et puis, il l'a dit, c'est toute sa vie : on ne s'excuse pas de ce qui fait sa vie.
~ Philippe Besson
Mon frère meurt.
~ Philippe Besson
Je redoute la menace qui se précise, qui s'attaquerait à l'enfance.
~ Philippe Besson
Les premiers rêves de mon enfance ont été des rêves de marin.
~ Philippe Besson
Je comprends à l'expression de son visage que le mien doit dire l'épouvante. Il me sourit faiblement. Il me dit : « Ça va aller. » Et moi, je sais déjà que ça n'ira pas.
~ Philippe Besson
Dans le spectacle de son absence, c'est sa présence que je reconnais.
~ Philippe Besson
On ne trahit pas les disparus. Ce sont eux qui nous trahissent. Parce qu'ils ont fait défaut, parce qu'ils sont partis, alors qu'on avait besoin d'eux, parce qu'ils ont filé sans préavis, parce qu'ils nous laissent avec le manque et aucune solution pour y remédier. Et quand ils ont lâché notre main, qui nous en voudrait d'en saisir une autre ?
~ Philippe Besson
Arthur, we are living the greatest adventure that ever was.
~ Philippe Besson
We should always make love as though for the first time, with the nervous passion of those who have never known this moment, and the unashamed good fortune of novices.
~ Philippe Besson